Nous partons de l’ile d’Itamaraca de bon matin pour terminer les papiers pour le CC, nous devons passer au port de Récife pour prolonger l’autorisation de circuler et le mettre à notre nom . Ce jour là, les services de la recette fédérale du port sont fermés (administration brésilienne !) Direction donc l’aéroport de Récife pour un autre bureau. Une femme parlant parfaitement le français nous explique que les papiers de la vente sont fait correctement et que ça suffit pour sortir du pays !… Prochain épisode à la douane de sortie, à suivre …

Pour notre premier bivouac, nous arrivons à Porto de Gallinhas, magnifique plage avec cocotiers et vagues. Nous rencontrons une famille d’Argentins avec 3 enfants dans un Combi qui monte au Mexique…Nous y resterons deux jours car les enfants s’amusent bien. Ils organisent même un feu de camp pour le repas du soir et nous prenons nos marques tranquillement mais c’est difficile pour Mickaël de se mettre en mode « voyage » car il bricole toujours, range le CC…

Deux jours plus tard, nous descendons plus au sud, dans un camping, à Barra da Sao Miguel, ça nous permet de faire la lessive (à la main, et oui vous croyez quoi !), de peaufiner le CC (encore et encore…).

Le délai de chacun, pour trouver son rythme est aléatoire, mais pour Corinne le « lâcher prise »a déjà opéré.

Nous repartons pour un nouveau bivouac, à Sao Cristovao, au milieu des dunes, merci l’application Ioverlander pour toutes ces infos. Mais là l’accès est fermé par des blocs de béton pour limiter les quads et buggys de passer. Nous trouvons, à environ 4kms un parking clôturé au ras de la plage de « Praia do Saco » et oui il vaut mieux sécuriser ses bivouacs, quitte à donner une petite pièce au propriétaire….Maintenant à nous de le mettre sur l’application pour de futurs voyageurs. C’est aussi ça l’esprit et l’échange d’infos.

Nous descendons toujours vers le sud, la route est longue avant Rio de Janeiro… Des jeunes français rencontrés au camping, nous ont conseillé de visiter le « projeto TAMAR » pour la sauvegarde des tortues marines. La ville de Praia do FORTE est pleine de charme.

Nous arrivons à notre première étape souhaitée, « Salvador de Bahia », et oui on se rend compte tout de suite que c’est la partie la plus africaine du Brésil avec son ambiance. Nous passons la journée entre la ville basse (plus moderne) et le centre historique (ville haute). Nous assistons à des représentation de « Capoeira » (art martial mêlé à de la danse) et de percutions en pleine rue.

Tous les guides de voyage parle de l’insécurité de la ville et déconseille d’y séjourné en bivouac, c’est vrai que la présence policière est bien présente et armée jusqu’aux dents, mais il y a beaucoup de touristes avec des dollars en poche… Nous restons tout de même sur nos gardes mais nous ne ressentons pas d’agressivité et décidons de bivouaquer sur le front de mer (appli Ioverlander).

 

Le mercredi nous partons de Salvador par un ferry, pour se rendre sur la presqu’île de « Ilha de Itaparica », ce qui nous réduit les kms routiers et ça donne du charme de changer de moyen de locomotion … Malgré les conseils pour aller à « Barra Grande » (magnifique plage), nous hésitons mais ne souhaitons pas nous aventurer sur les 60 kms de piste en mauvais état, nous filons donc sur Itacaré, et là la magie opère, nous cherchons notre bivouac lorsqu’un homme nous propose une place sur le terrain de sa pousada (chambre d’hôtes). Nous nous sentons tellement bien que nous y restons 4 nuits, il nous propose de passer une journée avec lui pour voir les meilleures plages, dans des criques accessibles à pied et une cascade. Son père présent à ce moment là chez lui, est un homme très instruit, il est content de parler avec des français (Cf: sentiments du monde). Itacaré restera pour le moment dans notre TOP … du Brésil car c’est une ville agréable.