Le passage de frontière pour entrer au Pérou fut compliquée, du moins pour le véhicule car pour l’immigration en deux temps, trois mouvements, nous avions les tampons sur les passeports mais de l’autre côté de la rue, la douane était fermée car le personnel était en train de manger ! Après une petite attente, un douanier d’un âge certain et aux méthodes anciennes, ne souhaite pas nous faire l’attestation d’importation temporaire. Nous sommes dans un cas manifeste de corruption, mais nous ne craquons pas et patientons. Pour finir et après avoir patienté une bonne partie de l’après-midi, un plus jeune nous fait le papier mais il doit être signé par le vieux c… (biiiiip). Il le signe et le dépose sur son bureau puis patiente, alors Corinne essaie de le récupérer mais il le retire et nous réclame 20 soles (env. 5 euros). Et là nous nous regardons et faisons les touristes moyens qui ne comprennent rien à rien (ça, nous savons bien faire ! hihihi)….Il sait que ce n’est pas avec nous qu’il aura le moindre sou. Ce n’est pas pour la somme mais pour le principe (nous disons « non » à la corruption !) Alors, il nous donne le fameux papier mais sans sourire. Bref ! Bienvenue au Pérou.

Après cette épisode, il est tard et nous allons bivouaquer avec la famille « par4chemins » sur un petit port de pêche. Le lendemain matin, nous faisons de belles rencontres avec les locaux, en particulier avec trois jeunes filles (de 11 et 15 ans) qui nous apprennent à cuisiner le quinoa « façon péruvienne ». Une autre famille, nous offre du poisson et des pommes de terre. Nous finirons par manger avec tous les enfants. Moment très conviviale !

À Puno, sur la rive du lac Titicaca, nous visitons le « Yavari » (ce bateau anglais datant de 1891, a été démonté et transporté par bateau, par train et pour finir par dos de mules (210 tonnes) puis remonté sur le lac pendant 6 ans. Ce navire à vapeur fonctionnait aux crottes de lama séchées. En 1967, une riche veuve anglaise l’a fait restaurer afin de le conserver. À l’intérieur, pour l’époque il y avait beaucoup de luxe.

Puis nous passons une bonne partie de la journée sur les « îles Uros ». 2.000 personnes vivent actuellement sur les 98 îles flottantes. Chacune d’elle porte un nom différent, a un président et une secrétaire afin de vivre en harmonie. Nous avons eu la chance de ne pas passer par un tour opérateur mais par un villageois qui nous a proposé ses services pour un tour privé. Nous ne sommes pas déçus d’être que tous les 6 (nous 4+la guide et sa fille de 10ans) sur une barque car nous apprenons beaucoup de choses et profitons de cette belle journée !

Puno n’est pas une ville où nous souhaitons nous attarder alors nous retrouvons les « par4chemins » à Sillustani, site archéologique réputé pour ses tours funéraires pré-incas.

Sur le site de Laurence et Etienne « on dirait l’AmSud », nous remarquons qu’ils ont adoré la ville d’Aréquipa et en plus on y mange très bien, alors c’est décidé, nous faisons le crochet pour y aller. Il faut se faire des petits plaisirs de temps en temps…

Sur la route, nous passons la nuit proche d’un joli lac mais le matin c’est avec une belle surprise quand nous nous réveillons.

En arrivant à Aréquipa, nous découvrons une ville superbe avec de magnifiques bâtiments en silar (roche volcanique blanche), ce qui nous rappelle un peu le tuffeau de notre belle région d’Anjou.

Nous passerons trois jours entre bons restaurants (ça fait du bien !), la fête de l’Alliance Française (avec quiz, ateliers divers) et concert le soir.

La visite du magnifique « Monasterio de Santa Catalina ». Cette immense couvent dominicain, véritable ville dans la ville avec ses ruelles, ses placettes, ses cellules privatives a été fondé en 1579 par une riche veuve.

Nous ne résistons pas encore aux achats sur les marchés très colorés. En plus, nous sommes descendus de l’altiplano pour se rapprocher de la côte Pacifique où les températures sont plus clémentes. Nous ressortons short et tongs !

Après cette petite escapade très agréable, il est temps de remonter dans la cordillère des Andes en passant par le canyon de Colca, le deuxième plus profond canyon du monde et nous savons qu’il y a un col à 4900m à passer pour y arriver. Et c’est parti tranquillement…