Pour notre arrivée au Chili, nous avons le passage de la douane qui nous inquiète un peu plus que les autres à cause de la barrière sanitaire qu’ils imposent et nous avons entendu de tout : « ils ne laissent pas passer le bois non traité, les objets d’artisanat, attention à la nourriture, … ». Pour nous, les agents du ministère de l‘agriculture, nous ont retiré des carottes râpées et le reste de salade de tomates qui effectivement n’était pas cuites, mais aussi le thym sauvage que Lubin avait ramassé, sinon dans l’ensemble ils n’ont pas été trop pénibles.

Nous passerons le premier jour à Chile Chico, jour de vote du 1er tour des élections présidentielles, et comme nous n’avons plus de provision, nous allons faire des courses dans un supermercado et là, les rayons de vins et de bières sont recouverts car la vente d’alcool est interdite la vieille et le jour du vote. Tous les slogans et les affiches pour l’élection doivent être retirés 3 jours avant.

Pour remonter le chili, nous passerons par une route mythique « la Carretera Austral ». Elle a débuté en 1980 sous le régime militaire (ou dictature) du très controversé Pinochet (mais nous ne faisons aucunement de politique internationale !) afin de désenclaver la Patagonie australe. La route n’est pas asphaltée et par moment elle est périlleuse mais les paysages sont juste sublimes, avec de nombreux lacs.

Nous nous arrêtons à RioTranquilo pour visiter les « Capillas de marmols ». Ce sont des grottes et des tunnels de marbres situés pas très loin de la ville mais le seul accès se fait par la mer. C’est parti pour 2h de bateau sur le lago Général Carrera mais le vent est de la partie et les filles n’en mènent pas large sur la barque à fond plat qui tangue dangereusement !

Mais au final, c’est juste magnifique avec le soleil qui donne une eau très bleutée.

Un food-truck nommé « la provençale » attire notre curiosité car elle est joliment décorée avec une toque aux couleurs françaises et un écriteau écrit en français. Nous rencontrons Charlotte et Gabriel, un couple franco-chilien qui vient d’ouvrir leur commerce et qui font des paninis et des gaufres de très bonne qualité (que du fait maison). Ce sont des voyageurs qui se sont rencontrés en Australie et se sont installés au Chili depuis 1 an. Ils renflouent leurs caisses pour repartir voyager en moto. Nous passerons un peu de temps avec eux et nous leur souhaitons pleins de bonnes choses.

Au moment où nous étions à Rio Tranquilo, nous avons été contacté par « les Mamatoch » et « les globes trotter du Doubs », 2 couples avec 2 enfants chacun, que nous avions rencontrés lors de la rencontre « les familles autour du monde » au mois de juin dernier (au moment de nos préparatifs). Nous croisons donc sur la route « les globes trotter » et faisons une petite pause café en leur compagnie puis nos chemins se croisent(pour peut être se retrouver ailleurs !). A cet endroit, nous prenons en stop Lucas (avec son vélo), un chilien très sympathique qui travaille en tant que guide dans le nord du Chili à San Pedro d’Atacama. Nous passons la soirée et la journée du lendemain sur la route avec lui, nous prenons un cours d’espagnol et lui de français (joli échange). Nous avons passé un agréable moment en sa compagnie mais nos chemins se séparent car nous avons rendez vous à Villa Cerro Castillo avec « les Mamatoch ». Nous sommes très contents de passer un peu de temps avec eux et ce fut un vrai plaisir de se revoir dans d’autres conditions. Nous avons pu échanger sur toutes nos interrogations d’avant voyage et de nos différents choix.

Nous passons presque deux jours en leur compagnie mais nous devons reprendre la route car les billets du ferry pour se rendre sur lIle de Chiloé sont réservés.

Nous arrivons à Puerto Cisnes le samedi soir pour prendre le ferry du lendemain matin à 6h avec embarquement 2h avant, mais l’horaire du bateau est retardé à 13h30 le dimanche, ce qui nous arrange un peu. Le ferry n’est pas très grand et les véhicules sont solidement sanglés pour éviter de bouger, ce qui annonce une traversée un peu mouvementée ! mais heureusement pour nous, la mer est calme et nous profitons pleinement du paysage.

Avant d’embarquer, nous rencontrons deux françaises, Géraldine et Elsa qui voyagent ensemble et un belge, Laurent qui voyage seul, aussi en sac à dos. Le bateau ne fait qu’un arrêt à Melinka (une des nombreuses îles du chili ), et nous débarquons donc en pleine nuit après 11h de navigation sur l’Ile de Chiloé, ce qui annonce de belles choses pour la suite…