De retour dans les Andes afin de découvrir « la cordillère Blanca », sans le savoir vous aussi vous connaissez l’un de ces monts ! Réfléchissez …

Le nom de la cordillère blanca vient du fait qu’elle regroupe 377 glaciers.

Justement, nous débutons par « le parc national de Huascaran », où se trouve une fleur endémique du Pérou : la puya raimondi, l’une des plus grande du monde car elle peut atteindre 8 à 10 m de haut. Sa particularité est qu’elle ne fleurit qu ‘une seule fois au cours de sa vie. Mais surtout, nous pouvons observer le glacier Pastoruri à 5012m d’altitude. Alors, c’est parti pour notre première randonnée à plus de 5000m et c’est à couper le souffle !

Après l’effort le réconfort, nous redescendons de l’autre coté de la cordillère pour visiter une vallée très particulière car c’est ici qu’est recensé la plus ancienne civilisation pré-inca : « les Chavin de Huantar » (-900 ans avant J.-C.). Ce site semi-enterré a aussi un passé récent moins glorieux car cette vallée était interdite aux touristes jusque dans les années 2000 pour des raisons de sécurité car le MRTA, un groupe de revendication Péruvienne agissait fermement en séquestrant des diplomates et touristes justement dans ses anciennes galeries.

De retour dans la cordillère blanca, qui a un lourd passé car en 1970, elle a connu le plus important tremblement de terre de la région avec plus de 70000 morts au total. La ville de Yangay a d’ailleurs été entièrement enseveli par une coulée de boue provenant d’un glacier, pour être ensuite reconstruite juste à coté des éboulements.

Nous souhaitions aller à deux lagunes dans le parc national mais l’accès en terre ne nous permet pas de monter avec Patrouille. Pas grave, ce soir là, à Carraz, nous retrouvons par hasard dans un camping, un couple qu’on a déjà croisé, Valérie et Alain « Tyva » et aussi un jeune couple de brésiliens qui voyage en vélo depuis 4 ans. Ce qui est fascinant, c’est qu’il a fabriqué lui-même son vélo en bambou !

Les paysages sont magnifiques malgré des nuages qui nous cachent les sommets enneigés de la cordillère et pour sortir de là, nous devons passer par une route qui est sinueuse et vertigineuse « le canyon de Pato » et ses tunnels interminables. Ce canyon est surprenant alors nous profitons et nous nous émerveillons à chaque sortie de tunnel ! Mais pour couronner le tout, nous nous retrouvons bloqué pour la nuit près du canyon suite à une énorme coulée de boue. Nous ne sommes pas seuls car de nombreux Péruviens se retrouvent dans la même galère que nous !…

 

Allez, c’est bon ! ce matin nous essayons et nous passons pour retrouver le Pacifique et la chaleur.

Réponse : la production de films Paramount a pris comme générique l’une de ces montagnes avec des étoiles. (ça vous parle maintenant !)