Après une semaine tranquille sur l’archipel des Galápagos, nous retrouvons Patrouille au parking sécurisé de l’hôtel, proche de l’aéroport et à 30 km de Quito. Nous allons stationner sur le parking du parc La Carolina, et nous profitons d’aller visiter en fin d’après midi le parc floral tout proche.

Ce matin, direction le MIC (Muséo Interactivo de Ciencia). Ce musée est très intéressant pour faire toutes sortes d’expériences avec les enfants. À la sortie du musée, pour rejoindre le bus et aller dans le vieux Quito, nous nous engageons dans une ruelle où un pan de mur, d’une maison en démolition, tombe sur la chaussée à seulement 15 m devant nous ! Ouf, 15 secondes plus tard et nous étions sous les gravats ! … après des cris et des pleurs, nous reprenons nos esprits et nous finirons par prendre un taxi car les bus ne peuvent plus passés.

Une partie du centre ville est en travaux actuellement pour la construction de la première ligne de métro donc nous passons assez vite.

A une trentaine de kilomètres au nord de Quito se trouve « el Mitad del mundo« , un des site touristique pour matérialiser la ligne équatoriale, avec des explications. D’ailleurs, nous avons appris différentes informations : l’équateur n’est pas qu’une ligne imaginaire mais une bande de 5 km de large. Le globe n’étant pas un cylindre parfait mais un peu écrasé au niveau des pôles donc plus bombé à l’équateur, l’apesanteur y est moins important, ici -3% donc nous sommes plus légers pour le plaisir de tout le monde (fini les régimes !).

Nous montons un peu plus au nord, pour nous rendre dans un petit camping tranquille, nommé le camping « el Mitad del Mundo« . Nous souhaitons y passer une nuit et repartir le lendemain et en profiter pour changer le filtre à carburant de Patrouille mais la magie du voyage fait que nous y resterons 4 jours, avec le cœur gros pour quitter cette merveilleuse famille (cf : sentiment du monde). Le premier soir, nous sommes accueillis par Valentin, le père et sa belle fille Laydie. En arrivant, nous visitons leur petit centre d’interprétation en compagnie du fils Fernando et observons les étoiles et la lune car c’est sur la ligne équatorienne d’où l’on peut admirer le maximum de constellations. Ensuite, nous sommes conviés à dîner tous ensemble. Nous passons une très agréable soirée en compagnie de toute la famille et de deux bénévoles.

Le lendemain, une partie de foot s’organise avec fous rires et amusement garantis. Entre parties de billes et jeux de carte, Suzie et Lubin ont bien profité en compagnie de leurs enfants Steven, Jérémy et Kaleb. En soirée, nous sommes invités à « la cafétéria » tenue par la sœur et la mère de Fernando, un restaurant situé sur la ligne de l’équateur. Nous préparons le repas tous ensemble puis nous restons manger sur place. Encore une soirée très conviviale !

En fin de matinée, Lubin et Suzie partent avec Laydie pour aller chercher ses enfants à l’école. Puis en fin d’après midi, nous retournons à « la cafétéria » pour préparer du pain et la boisson traditionnelle, la colada morada. Nous vivons encore une soirée mémorable ! Bon d’accord, nous restons encore la nuit mais demain matin nous partons…

Le lendemain matin, c’est le cœur gros que nous quittons Valentin, et sur ses conseils nous passons au centre Quitsato sur le ligne équatoriale. Et aussi surprenant que ce soit, ce centre a une nouvelle explication sur la représentation de la terre et ce fut très intéressant (on vous expliquera à notre retour). Pour terminer, nous accompagnons Laydie, à la sortie de l’école pour dire au revoir à Steven 10 ans, Kaleb 7 ans, Jérémy 5 ans et à Oscar 10 ans (le cousin). Les adieux ont été très douloureux pour tout le monde mais nous devons continuer notre voyage ! …

Nous reprenons donc la route pour visiter Otavalo et son marché très réputé. Nous faisons le tour du marché et pour le plus grand bonheur de Suzie, nous achetons des perles, des centaines de perles ! Car notre créatrice en herbe, à décider de créer des bijoux en macramé et en perle puis de les vendre sur les marchés (histoire à suivre …).

Notre préoccupation du moment n’est pas à la visite ou de profiter de la fin de l’Équateur car malgré un changement de filtre, nous avons un patrouille qui merdouille alors il va falloir faire un petit tour au garage… et nous faisons le tour des garages sur Otavalo mais vu l’aspect des ateliers, nous préférons filer sur Ibara pour trouver une concession Chevrolet. Malheureusement le concessionnaire est surchargé et pas disponible avant deux jours. Sympathiquement, il nous trouve un partenaire pour réaliser la vidange du réservoir dans l’après midi (quelques jours auparavant, nous avions vidé notre bidon d’essence de réserve qui était depuis 2 mois sur le toit du camping-car et qui avait du contaminer le réservoir avec de la condensation). Nous nous retrouvons donc chez Hino, un garage très moderne et qui inspire confiance, mais tout ne se passe pas comme prévu (comme à chaque fois que nous allons au garage en Amérique du Sud !) : nettoyage des injecteurs en bac ultra-sons mais lors du remontage, le mécano casse la pièce en alu en serrant trop fort, donc réparation de fortune mais il faut changer la pièce d’origine. En gros, après un nuit passée au garage (nous adorons, essayez c’est romantique !), nouvelle pompe à injection, boite de distribution électrique et les 8 câbles d’alimentation bougies neufs. C’est alors, sans hésitation que nous repartons d’Ibara

Nous faisons une halte rapide à Tulcan car c’est une ville frontière sans trop d’intérêt mais nous faisons une rapide visite au cimetière (quel idée !), qui est réputé pour ses haies sculptées. C’est assez surprenant, et ça change des églises !

Après plus d’un mois et demi en Équateur, nous avons été conquis par ce petit pays, avec ses sommets andins, sa forêt amazonienne, ses marchés amérindiens, ses cités coloniales et son fameux archipel volcanique des Galápagos. Après avoir fait des milliers de km au Pérou, nous avons apprécié de découvrir un plus petit pays ! Et nous garderons surtout un souvenir inoubliable des Équatoriens (d’une famille en particulier) et de leur accueil.

Maintenant nous savons que c’est la dernière frontière que nous allons passer avant notre retour en France, ce qui nous rappelle que la fin du voyage est proche…