Nous avons rendez-vous avec « Les Mamatoch » (cf : autres voyageurs) à Oruro
pour suivre le carnaval qui est très réputé en Bolivie puisque c’est le deuxième plus grand carnaval de l’Amérique du Sud après celui de Rio de Janerio.

Vous en avez jamais entendu parlé, en France et bien c’est normal mais c’est bien dommage car c’est fabuleux.
Alors pourquoi ce carnaval n’est pas médiatisé plus que ça ?
Parce que la ville d’Oruro est juste une ville sans intérêts et surtout très crasseuse avec sa périphérie immonde et sale.


Pourtant c’est un rassemblement de plus de 80.000 danseurs et environ 400.000 spectateurs plus tous les revendeurs aux alentours… et ça dure 6 jours.

Le jeudi, nous retrouvons donc Marc, Marie, Tom et Chloé pour le début des festivités : le « carnaval campos ». Il s’agit des gens des champs en tenues traditionnelles. Certains viennent de très loin pour y assister, on ressent beaucoup de fierté de défiler.


Le vendredi, nous faisons une pause et visitons le centre ville et la « Virgen Candelaria » car le carnaval est tout d’abord une fête religieuse dédiée au dieu de la mine mais aussi à Tio (c’est le diable vivant dans la mine et qui est le seul propriétaire des richesses) et un peu en l’honneur de la Pachamama (déesse de la Terre). Ceci dit, hormis pour « l’Entrada » où un prêtre passe avec les autorités pour l’ouverture du carnaval, nous observons et participons d’avantage à une grosse et folle fête qu’à une fête religieuse !

Lors du défilé (parcours de 6km) qui dure environ 20h par jour, toutes les troupes sont réparties en plusieurs groupes toujours accompagnés par une « bandas » (fanfare).
Le samedi matin dès l’aube c’est partie en musique…
Après « l’Entrada », c’est le tour de « la Diablada »

ensuite des « Caporales »

et du reste du cortège entre « la Morenada »

et les troupes autochtones et autres

Et ça sans arrêt jusqu’à 3h du matin et reprise le dimanche dès 7h.
L’ambiance du carnaval est difficile à décrire, il faut vraiment le vivre. Des groupes à n’en plus finir, des danseurs et danseuses hautes en couleurs, des bandas survoltés, des Boliviens chaleureux et joyeux dans les tribunes, c’était juste magique pour les grands comme pour les petits !
La nuit fut courte car nous avions parqués les CC dans une rue fermée et sécurisée à 100m des tribunes.
Malgré les passages importants de spectateurs et l’alcool qui coule à flot, nous n’avons pas senti d’agressivité (seul les CC servent de pissotières !).
Dans tout cela nous avons pu observer de jolies jambes habillées de bottes. Au plus grand plaisir des hommes !

Après 4 jours de festivité, lundi et mardi sont des jours fériés en Bolivie afin de faire les offrandes à la Pachamama avec décorations des maisons. Juste surprenant !
Nous quittons Oruro dès lundi avec « les Mamatoch » pour nous diriger vers La Paz, mais nous sommes bloqués pendant environ 2h à la sortie de la ville par un barrage routier où les habitants demandent des travaux sur la digue d’un canal qui a cédé et inonde leur maison.

Après ce week-end fatigant mais fabuleux, ce carnaval restera gravé dans nos mémoires et vive l’aventure !…

*Une pensée pour toutes les familles qui ont perdu un des leurs lors des incidents qui malheureusement ont eu lieu pendant le carnaval.