Pour cette étape à Santiago, nous avons pleins de bons conseils et tuyaux collectés auprès d’autres voyageurs alors ça ne va pas être de tout repos.

Nous arrivons un vendredi fin d’après midi sur Santiago et à notre grande surprise, ça roule superbement bien, alors nous prenons le temps d’anticiper notre visite du lendemain, et direction le M.I.M (Muséo Interactivo Mirador) (merci « les Martoulenn ») mais le bivouac sur leur parking n’est pas autorisé même après négociation avec l’administration et les alentours du site ne donne pas très envie et surtout risqué et dangereux alors nous allons bivouaqués dans la vallée du Rio Maipo qui se trouve à seulement 15 km de Santiago. C’est une vallée magnifique.

Le samedi, c’est visite du musée MIM qui est très éducatif pour les petits et les grands, nous pouvons faire énormément d’expériences sur pleins de sujets différents tels que l’électro-magnétisme, le sensoriel, le visuel, … il y a même un simulateur de tremblement de terre avec explications sur les risques au Chili.

Le soir, nous trouvons un superbe bivouac au pied du téléphérique du cerro San Cristobal (sécurité assurée et surtout calme pour être en ville) (Ioverlander)

Le dimanche, c’est ballade dans le « centro » de Santiago et à 15h Rdv sur les marche de la bibliothèque nationale, pour bénéficier d’une visite en français réalisée par Clément le guide avec Santiag’otop. Il nous explique l’histoire du Chili (des conquistadors, à l’age d’or, mais aussi sur la dictature récente…). C’est un suisse-chilien qui est à l’origine de ces visites gratuites dans le centre de Santiago depuis le mois d’août de cette année mais aussi à Valparaiso depuis un an.

Suite aux conseils avertis de Clément, il nous reste beaucoup de choses à voir sur Santiago, différents quartiers et marchés alors le lundi est consacré aux visites en bus et métro, mais surtout, il nous conseille un glacier artisanal où nous y prenons trois goûter… en trois jours !

Le mardi matin, nous allons en téléphérique en haut du « cerro San Cristobal » pour avoir une vue dominante sur Santiago et redescendons à pieds sous un soleil de plomb. L’après midi est consacré à la visite du « musée de la mémoire et des droits de l’homme » qui retrace toute l’histoire de la dictature de 1973 à 1990 avec des vérités et des atrocités pas encore entièrement reconnues des autorités chiliennes.

Nous avons bien apprécié la ville de Santiago et après 5 jours, nous nous dirigeons vers Valparaiso à seulement 130 km, pour un total dépaysement et surtout c’est la capitale du « street art ».

En arrivant, nous allons participer à Valp’otop avec Anouk qui est originaire des Vosges et habite à Valparaiso depuis un an, c’est une artiste qui apprécie et aime faire découvrir Valpo. Une partie de la ville est classée au patrimoine de l’Unesco. Anouk nous conseille aussi beaucoup de chose à voir aux alentours.

Nous allons bivouaquer sur le parking de la plage Torpederas, c’est une plage sécurisée avec un gardien, située loin du centre ville. Valparaiso a aussi une mauvaise réputation concernant la délinquance (vol mais aussi agression).

Le lendemain, nous flânerons au gré du vent dans différents quartiers, nous prenons aussi des ascenseurs (sorte de funiculaires urbains) car la ville est très escarpée. Nous allons dans l’enceinte de l’ancien carcel (prison ou centre de torture) qui aujourd’hui est reconverti comme seul jardin public de la ville avec un peu d’espace vert.

En soirée, de retour au camping-car, la personne qui gère le stationnement et qui surveille, contre petite « propina » nous explique qu’il y a un problème car qu’il s’est bagarré avec trois gars qui ont essayé de forcer « Patrouille » (oui c’est le nom du CC que les enfants lui ont donné et ça rime avec vadrouille !). Ils ont forcé la serrure conducteur et une fenêtre de la cellule mais « Patrouille » c’est du costaud et il n’a pas cédé au premier coup de tournevis, plus de peur que de mal mais surtout pas de vol. Nous reprenons nos esprits et décidons de retourner bivouaquer sur cette plage sécurisée. Nous étions prévenus que le quartier du port n’était pas recommandé !

C’est une mauvaise mésaventure mais qui aurait très bien pu nous arriver ailleurs donc on ne veut pas garder un mauvais souvenir de Valparaiso qui mérite d’être visité.

Noël approche et en attendant d’aller passer quelque jours dans un petit coin de paradis (lire le prochain article…) nous quittons Valparaiso et sur les conseils d’Anouk nous passons par caleta Portales pour acheter du poisson et les fruits de mer pour les fêtes. On ne peut pas faire plus frais, et Lubin a même la chance de nourrir les lions de mer ! et nous avons vu des pélicans à moins de 2m , belle expérience !

Nous passons par Vina del Marre (notre Cannes français) et allons à Concon pour du « jamais fait », du sandboarding (surf sur le sable). Il se trouve des dunes de sable à la périphérie de la ville où il est possible de louer des planches de surf pour 1000 pesos chilien/ heure (env. 1,30 euros/h). Les débuts sont chaotiques mais nous nous débrouillons plutôt pas mal et progressons vite et c’est une vrai partie de rires et de plaisirs.

En attendant, ça nous fait bizarre de passer les fêtes au soleil et sous la chaleur.

Nous vous souhaitons un Joyeux Noël !