Après un petit bain dans le Pacifique pour fêter la nouvelle année, nous suivons la côte pour remonter le Chili parce que la prochaine destination prévue est le désert d’Atacama.

Aujourd’hui, cela fait déjà 5 mois que nous avons débuter notre vadrouille alors ça se fête !…Nous arrivons sur la « Playa Cachinalito » pour profiter de l’océan, à 35 km de Taltal, petit village de pêcheurs. L’accès est bien balisé et nous arrivons sur une plateforme avant le sable, des traces partent et le sol est stabilisé, alors Mickaël s’engage sur quelques mètres mais ce qui devait arriver, arriva…. La surface semble dure mais dessous c’est du sable et vu le poids de « Patrouille », nous sentons vite que ça ne va pas passer… Alors marche arrière mais c’est trop tard, nous sommes ensablés sur 10 cm pas plus, rien de bien méchant, mais il faut tout de même de l’aide pour sortir. En moins de deux minutes, un 4×4 s’arrête (des chiliens). Nous dégageons du sable au niveau des roues pour faciliter la sortie en arrière et il me tracte mais là Patrouille patine et s’enfonce de 10 cm de plus ! Et le 4×4 casse cette pellicule de surface et patine aussi. Première tentative loupée alors il décide d’essayer en me tractant par l’avant. La deuxième tentative est encore pire car Patrouille s’enfonce encore plus et le pont arrière touche le sable !… et le 4X4 lui aussi se pose sur ces ponts . Bon maintenant pas le choix, il faut de gros moyens, alors notre « sauveteur » chilien appelle un camion de dépannage pour nous sortir avec un délai de 1h, c’est le temps qu’il nous faudra pour sortir le 4×4 du sable donc le temps passe vite finalement. Le camion de dépannage arrive et fait demi tour sur la plateforme mais recule un peu trop et s’ensable lui aussi et il faut sortir le treuil pour qu’il sorte !… c’est un véritable gag ! Il mettra un bonne heure à s’en sortir. Il se positionne, sort sa grue et tracte « Patrouille » sans difficulté et surtout sans casse. Ouf !… Que d’émotion pour débuter l’année et 4h30 de pelletage.

Nous arrivons le 3 janvier à Antofagasta (deuxième plus grande ville du Chili) et nous fêtons l’anniversaire de Mickaël dans un bon restaurant et passons le reste de l’après midi à la « Portada », arche naturelle et emblématique d’Antofagasta.

Nous partons du niveau de la mer pour monter à 2500 m à San Pedro d’Atacama. C’est une ville en plein désert (l’un des désert les plus arides au monde). Nous sommes très impressionnés et surpris par ces paysages changeant et magnifiques, nous en prenons pleins les yeux ! En arrivant, nous nous arrêtons au mirador de la « Valle de la luna » qui nous ébahit par sa beauté (mais ce n’est qu’un aperçu lointain et nous avons hâte de pouvoir randonner dedans) puis nous visitons le centre de San Pedro où il fait très chaud et surtout nous avons rendez-vous avec Lucas, le guide chilien que nous avions rencontré sur la « Careterra Austral ». Nous avons tous hâtes de le retrouver. Souvenez-vous, nous devons lui déposer son VTT que nous avons sur la galerie depuis 4850 Km ! Et en arrivant surtout, nous dégustons un très bon pain au chocolat et des baguettes bien de chez nous car un boulanger français s’est installé ici depuis 7 ans… et ça fait du bien aux papilles !

Nous savons que nous allons rester un bon moment ici parce qu’il y a une multitude d’activités à faire et à voir.

Notre première journée, nous la passerons avec Lucas (c’est son jour de repos), à randonner dans le canyon (Quebrada) Puritama, réputé pour ces thermes d’eau chaudes. Après 1h10 de marche, sous un soleil de plomb et à 3400 m d’altitude, nous profitons d’une piscine naturelle gratuite pour nous relaxer dans les eaux chaudes et surtout sans les touristes, au milieu de la nature et ce n’est que du bonheur !… ce fut une belle journée de partage. Merci Lucas

Le deuxième jour, direction la laguna Caxal pour admirer des flamants roses avec un circuit d’interprétation avec tous pleins de renseignements et pour finir la journée, nous allons profiter des piscines naturelles de Peine et nous campons là-bas.

Le troisième jour, on nous a conseillé de faire « Piedras Rojas » afin de nous acclimater tout doucement à l’altitude (3800m). C’est un site magnifique avec une lagune aux eaux turquoises et un récif de pierres rouges. Lors du retour, nous montons à 4200 m pour voir la laguna Miscanti et Miñiques . Les enfants ont les lèvres violettes et Corinne a des sensations bizarres mais rien de bien méchant par rapport au soroche (mal des montagnes lié à la haute altitude). Nous nous hydratons beaucoup et faisons un minimum d’effort pour s’acclimater.

Le quatrième jour, matinée tranquille et nous déjeunons avec Laurence et Etienne, voyageurs que nous rencontrons pour la quatrième fois. L’après-midi, vu la chaleur, nous allons nous baigner aux « ojos de salar », deux grands trous d’eau au milieu du désert, et nous finirons par voir un magnifique coucher de soleil sur la laguna Tebinchinque et bivouaquons au milieu du salar perdu dans la nature !

Le matin du cinquième jour, nous allons à la Laguna Cejar pour un bain dans l’eau très salée avec une flottaison qui permet de lire ou boire un verre allongé dans l’eau… surprenant ! et l’après midi nous partons à 90 km pour bivouaquer au niveau des « geysers del Tatio » car il faut être au lever du jour pour les voir. Les paysages pour les rejoindre sont jolis mais 20 km de piste sont horribles avec beaucoup beaucoup de ripios (ça secoue dans Patrouille !).

Donc le sixième jour est consacré à observer des geysers qui se forment principalement le matin très tôt (entre 6h et 9h grâce aux changements de températures). Mais la nuit à 4320 m ne fut pas très bonne pour plusieurs raisons : c’est la deuxième fois durant le voyage que nous mettons le réveil pour ne pas louper l’ouverture, le froid dû à l’altitude et le retour des lèvres violettes et de ces sensations « têtes lourdes ». Mais le spectacle en vaut la peine malgré la foule des tours opérateurs entre bouillonnement, éruption d’eau et de fumée agrémentés du lever du soleil qui donne des couleurs surprenantes. Nous patientons que tous les touristes redescendent avec leur navette vers 9h30 pour profiter d’un bassin d’eau chaude alimenté par un geyser (voir même brûlante au niveau de la sortie de l’eau !). Le soir, nous sommes invités à l’apéro pour fêter l’anniversaire de Laurence à leur auberge et nous passons une très agréable soirée en leur compagnie et celle de la propriétaire de l’auberge peu ordinaire voir excentrique. Nous nous disons au revoir en espérant se revoir prochainement en AmSud ou ailleurs.

Déja le septième jours alors nous décidons de prendre notre temps dans la « valle de la luna ». Nous commençons la journée en prenant le petit dèj et en faisant cours dans cette vallée sublime, qui est un site incontournable sur San Pedro. Nous y resterons toute la journée car il y a des petites marches à faire et surtout nous prenons notre temps et savourons chaque instant de ces paysages à couper le souffle ! Le soir, nous retrouvons Lucas pour le remercier et lui dire « au revoir ». Nous resterons en contact en espérant l’accueillir chez nous un jour car il envisage de faire le tour d’Europe dans un ou deux ans.

Après plus d’une semaine sur San Pedro d’Atacama que nous voulions absolument découvrir, nous sommes absolument ravis et émerveillés par cette région qui est magique malgré un flux touristique très voir trop important. Mais notre avantage, est d’être autonome et de pouvoir aller à contre courant des tours opérateurs. Notre seul regret est que nous savons que la découverte du Chili touche à sa fin. Nous avons passé de bons moments et nous sommes très agréablement surpris par ce pays…. alors nous prenons la route avec un petit pincement. Les paysages sont magnifiques et nous faisons une dernière pause à la laguna et salar Tara avant le passage de frontière.

Direction l’Argentine pour la cinquième et dernière fois !