Nous arrivons donc sur l’île de Chiloé au milieu de la nuit par le ferry JACAF de la Naviera Austral. Il est toujours conseillé de trouver un bivouac avant la nuit pour vérifier les alentours mais là, pas le choix alors on prend le plus facile, en bord de mer. Pour nous, en camping car, c’est assez simple et sécurisant mais pour les backpacker, c’est un peu plus compliqués alors nous proposons à Géraldine, Elsa et Laurent de les prendre avec nous pour le restant de la nuit. Le lendemain matin, p’tit déj sur la plage et nous nous rendons tous ensemble à un point stratégique puisque c’est à Quellon que débute ou finit « la Panaméricana ». C’est une route importante qui fait 22.000 km et qui traverse 12 pays pour rallier le Chili à l’Alaska (il y a juste une petite interruption d’une centaine de km au Panama).

Nos routes se séparent un peu plus loin où nous laissons nos 3 auto-stoppeurs. Merci pour cette rencontre sympathique.

Nous randonnons au parc Tantauco, dans une forêt subtropicale avec un chemin bien balisé et des passerelles, c’est impressionnant cette végétation !

Nous avons appris un proverbe en Patagonie austral et nous l’appliquons « Quien se apura en la Patagonie pierde el tiempo »,« en Patagonie, qui se presse, perd son temps » alors nous nous posons de plus en plus et les distances de route se réduisent. Depuis notre arrivée au Chili, on se sent bien, que ce soit sur la Carretera Austral autant que sur cette île. Nous profitons du beau temps, et ici c’est bivouac face aux dauphins et pélicans, et le lendemain à Castro, ce sont des lions de mer, que du bonheur !

Nous faisons la visite de Chonchi, joli village de pêcheurs et si vous vouliez des photos d’églises alors là vous êtes servis car sur l’île de Chiloé, ses églises sont classées au patrimoine et sont toutes en bois, et elles sont superbes.

Nous nous rendons ensuite à Castro, la capitale de l’île, et ses pittoresques maisons en bois aux toitures typiques (tejuelas) et sur pilotis (palafitos). En plus, nous profitons de la gastronomie de l’île avec ses crustacés (énormes !) et ses poissons, un vrai régale pour les papilles ! (cf: cuisine du monde, 2 recettes).

Nous remontons tranquillement, en passant par Dalchue, encore un village de pêcheurs et une église en bois… mais ce qui est agréable, c’est la gentillesse des habitants.

Nous souhaitons passer par Ancud car on nous a conseillé de passer voir un couple franco-chilien qui travaille l’orfèvrerie et qui explique leur travail de A à Z, parfait pour le plaisir des enfants ! et là, nous nous retrouvons chez Élodie et Lalo, (cf: sentiments du monde) un vrai coup de cœur, ils sont passionnés par leur travail. Nous passerons plusieurs jours en leur compagnie, Mickaël et Suzie en profite pour se fabriquer un collier chacun avec tous les conseils de Lalo (merci à votre petite famille pour votre accueil et ce partage).

Sur leur conseil, nous allons à Dahutao pour passer le week-end. Nous sommes perdus dans la nature, entourés par des pêcheurs. C’est le genre de bivouac que toute la famille aime beaucoup car nous sommes au bout du monde (comme des Robinson Crusoé !), avec la nature. D’ici part l’un des sentier de Darwin avec une végétation luxuriante.

Au retour, nous allons sur la plage de Punihuil, où l’on peut observer des manchots mais ce ne sont pas ceux de Humbolt à notre grand étonnement mais ceux de Magellan !

Avant de quitter l’île, nous repassons chez Élodie et Lalo pour les « au revoir ». Nous serons restés plus de 10 jours sur l’île avec en prime le beau temps qui était au rendez vous (car normalement 300 jours/an avec des averses sont annoncés). Nous prenons le bac à Chacao pour remonter le Chili. Dans cette région numéroté « IX région » de nombreux allemands se sont installés et nous ressentons tout de suite la culture germanique par les habitations et les fermes typiques.

Nous nous dirigeons à nouveau vers l’Argentine pour reprendre une partie de la « Ruta 40 » et plus précisément « la route des 7 lacs » au dessus de Bariloche…  à bientôt en Argentine !!!