Nous laissons les baleines, pour aller vers la côte pacifique de la Patagonie, à encore 1600 km de la Péninsule Valdès. Et oui, en Patagonie tout est loin ! Nous nous dirigeons donc vers le glacier Perito Moreno car on nous a dit que c’est aussi impressionnant que les chutes d’Iguazu. Alors on y va…

Mais avant d’arriver au glacier, beaucoup de belles choses nous attendent. Nous descendons par la « ruta 3 » et nous faisons une pause à Trelew pour visiter un musée de paléonthologie. Cette partie de la Patagonie est très propice à la découverte des fossiles de dinosaures. Des chantiers et des fouilles sont toujours en cours de recherche.

 

Ce musée est très beau et intéressant pour les petits et les grands, en plus on valide deux heures d’histoire pour les cours !

Nous nous dirigeons vers la réserve naturelle de Punta Tombo pour voir des « pingüinos », en fait ce sont des manchots de Magellan. Ils sont actuellement sur terre pour couver leur progéniture. Les femelles pondent deux œufs mais un seul sera élevé. Chaque année, ils reviennent au même endroit. C’est en décembre qu’ils écloront. Les manchots sont très fidèles et le mâle couve aussi les œufs pendant que la femelle est partie s’alimenter en mer. Ces petites créatures nous donnes pleins de bons moments, entre les imitations de leurs démarches, la chanson « le papa pingouin, le papa pingouin s’ennuie sur sa banquise…. »(ça y est, vous l’avez dans la tête pour le journée). Dans la réserve, nous croisons un couple de français voyageant en CC qui se remettait de leurs émotions car il venait de voir une attaque d’orques sur la plage (pour essayer d’attraper quelques manchots et lions de mer). Cela a duré 10 minutes, et apparemment ce fut très impressionnant nous ont ils raconté !

 

N’étant pas déçus de cette première réserve et les enfants toujours en demande d’animaux encore et encore, nous faisons une autre réserve, celle de Cabo dos Bahia pour profiter des manchots, des lions de mer. Et sur la route, nous croisons aussi énormément de guanacos (ancêtres du lama domestique). En arrivant dans la réserve, nous rencontrons une autre famille française avec trois enfants, partit en CC depuis 3 ans et demi, ce sont les « Martoulenn » (n’hésitez pas à consulter leur site car c’est une source d’infos pour les voyageurs). Le soir, il est prévu de sortir de la réserve pour bivouaquer à 8 km avec un troisième couple de routard que les « martoulenn » ont déjà croisé. Pour nous, ce sont les trois mois de voyage et pour fêter cela, un petit orage de 15 – 20 min suffit pour modifier le programme. Nous sommes bloqués dans la réserve car à 1 km, dans une cuvette, il y a environ 60 cm d’eau sur 30 m de long ! Pour les Martoulenn qui sont en B110 4×4, pas de souci pour passer mais pour nous la hauteur d’eau est trop importante. Olivier part prévenir l’autre couple mais il revient vite car 500m plus loin, la piste est encore recouverte d’eau mais surtout une partie de la piste a été emportée par le courant, et il ne peut donc pas passer. Nous passons donc la nuit tous ensemble tranquillement dans la réserve, entourés de manchots, de guanacos, il y a pire comme bivouac ! en plus les pleins d’eau et de nourritures sont fait donc nous pouvons rester plusieurs jours. Et là, notre citation (de la page d’accueil du site) prend tout son sens « Dans le voyage, il n’y a pas de certitude seulement de l’aventure ».

Le lendemain matin, le garde de la réserve est surpris de notre présence ici, il nous dit que la « machina » va venir pour refaire la route dans une heure. Nous savons que ça sera bien plus long, et pour cause, l’engin qui devait nous dégager la piste, c’est enliser ! Mais à notre grande surprise, en fin d’après midi la piste était rétablit et nous pouvions partir bivouaquer sur un autre site tout aussi agréable. Nous passons une deuxième soirée avec les martoulenn. Les enfants ont apprécié d’avoir des copains du même âge et les parents ont échangé pour avoir plus d’infos sur leur voyage (cf : liens – autres voyageurs).

 

Après cette aventure, nous faisons toujours cap au sud sur la « Ruta 3 », toujours aussi droite et un peu monotone. En approchant de Caleta Olivia, nous voyons quelques puits de pétrole, mais ce n’est pas non plus ce qui nous enchante ! En revanche, il y a des colonies de lions de mer, visibles sur les plages que l’on peut observer de très très près. Nous bivouaquons sur une plage avec des pêcheurs qui nous offrent une partie de leur pêche, de la friture de poissons mais aussi des belles et délicieuses gambas. (Muchas gracias)

La décision est prise, nous avions positionné une gommette verte sur Ushuaia, (choix optionnel) mais là, il faut faire un crochet de plus de 1200 km, et nous en avons assez de cette route, alors nous n’irons pas voir la « Tierra del fuego »et nous n’aurons pas non plus sur notre passeport le tampon « del fin del mundo ». Nous ne disons pas qu’il n’y a rien à voir là bas, au contraire, nous savons que nous loupons pleins de belles choses, mais pour nous ce n’est pas une priorité, et il faut en laisser pour une prochaine fois sinon on ne reviendra pas !

Alors pour dire « au revoir » à l’océan Atlantique car durant le reste du voyage nous serons sur la côte Pacifique et en Colombie ça sera la mer des Caraïbes, nous allons donc à Puerto San Julian pour visiter le musée et la réplique du bateau de Magellan et en profiter pour faire un cours d’histoire.

 

Nous sommes pressés de voir du relief et des montagnes (peut être que ça nous manque un peu !), alors on coupe et direction El Calafate …